Rabat – Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a salué la gestion proactive menée par les autorités publiques face aux récentes inondations qui ont touché les régions du Gharb et du Loukkos, la considérant comme un modèle de bonnes pratiques en matière de gestion des catastrophes naturelles et jetant les bases d’un protocole national d’intervention proactive.
Dans ses conclusions préliminaires sur la gestion de cette crise à l’aune des normes internationales, le Conseil a indiqué que le traitement des inondations qui ont frappé les quatre provinces les plus touchées (Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane) a constitué un progrès qualitatif et tangible vers l’adoption d’une approche fondée sur les droits humains.
Dans un communiqué, le CNDH a salué les Hautes Instructions Royales adressées au gouvernement, qui ont abouti à la déclaration des zones sinistrées comme zones calamitées et à la mise en place d’un programme de soutien aux personnes affectées. Il a également loué la rapidité d’intervention des autorités locales, des Forces armées royales, de la Gendarmerie royale, de la Protection civile, des Forces auxiliaires et des autorités territoriales, qui ont œuvré à l’évacuation des populations et à la sécurisation des biens, en particulier dans la ville de Ksar El Kébir, dans le cadre d’une opération marquée par une haute organisation ayant contribué à soutenir les efforts de protection.
Le Conseil a positivement noté l’interaction responsable des citoyens avec les consignes des autorités, considérant cette attitude comme une bonne pratique digne d’être documentée. Il a également salué les mesures proactives visant à protéger le droit à l’éducation, notamment par la suspension des cours dans les zones menacées et le recours à l’enseignement à distance, ainsi que par des solutions innovantes pour assurer la continuité de la scolarité. Sur le plan sanitaire, le CNDH a mis en avant les opérations ciblées ayant inclus l’évacuation des femmes enceintes et une attention particulière accordée aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap et aux malades chroniques.
Par ailleurs, le Conseil national des droits de l’homme a relevé une vaste campagne de désinformation sur les plateformes numériques, diffusant des contenus visuels anciens ou générés par l’intelligence artificielle, sans lien avec les inondations actuelles et émanant de comptes situés hors du Maroc, dans le but de nuire aux efforts de gestion rigoureux.
Dans un contexte connexe, le CNDH a appelé à accélérer l’élaboration de la Stratégie nationale de gestion des risques de catastrophes, insistant sur la nécessité de mettre en place des plans locaux intégrés aux niveaux régional, provincial et communal, intégrant strictement l’approche basée sur les droits humains et définissant les rôles de tous les intervenants. Il a exhorté le gouvernement à revoir sa vision pour faire face aux changements climatiques, soulignant que ces changements ne se limitent pas à la succession d’années de sécheresse, mais impliquent également des extrêmes climatiques provoquant de graves inondations, ce qui rend impératif l’intégration de ces problématiques dans les projets de réaménagement du territoire national.