Rabat – Dans une démarche visant à moderniser les mécanismes de gouvernance et à renforcer l’efficacité des interventions gouvernementales, le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques a lancé, ce mercredi à Rabat, le « Cadre normatif national pour la convergence des politiques publiques », en vue d’établir les fondements d’une nouvelle gouvernance de l’action publique au Maroc.
Lors d’une allocution prononcée à cette occasion, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, a souligné que ce projet reflète les hautes orientations royales visant à instaurer une dynamique de réformes profondes, dans le but de renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale face aux mutations nationales accélérées.
M. Zidane a insisté sur le fait que ce cadre n’a pas pour objectif d’imposer de nouvelles contraintes administratives, mais plutôt de fournir une référence unifiée garantissant la cohérence entre les différents programmes et renforçant le principe d’équité dans la répartition des bénéfices du développement. Le ministre a appelé l’ensemble des départements ministériels à adopter cette référence de manière permanente, au service de l’intérêt général et au-delà de la succession des gouvernements, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
De son côté, le secrétaire général du ministère, Ibrahim Benmoussa, a présenté les fondements techniques de ce projet, élaboré selon une approche participative impliquant les différents secteurs gouvernementaux et le Haut-Commissariat au Plan. Il a expliqué que ce cadre s’appuie sur un diagnostic précis de l’état de la convergence des politiques au Maroc, tout en identifiant les leviers principaux pour garantir la cohérence des interventions de l’État à tous les niveaux de planification.
M. Benmoussa a également mis en lumière les objectifs stratégiques de cette référence, notamment l’établissement de critères unifiés pour l’élaboration des politiques publiques et la mise en place de mécanismes communs de suivi et d’évaluation. Il a affirmé que cette étape contribuera à surmonter les doubles emplois et à améliorer la répartition des ressources financières et humaines, garantissant ainsi la cohérence des programmes sectoriels avec les priorités nationales.
Le lancement de ce cadre normatif incarne la consécration de la coordination comme règle d’or au sein de l’administration marocaine, à travers l’institutionnalisation du dialogue intersectoriel et l’unification des outils de mesure. Ce cadre constitue un levier stratégique pour transformer les ambitions nationales en réalisations concrètes pour les citoyens, tout en renforçant la capacité de l’État à faire face aux défis futurs.