Selon les données publiées par Ministère de l’Économie et des Finances, le déficit budgétaire a atteint environ 34,5 milliards de dirhams à la fin du mois de février 2026, ce qui reflète la persistance des pressions sur les finances publiques dans un contexte économique encore fragile. Ce déficit signifie que les dépenses de l’État continuent de dépasser ses recettes, malgré les efforts engagés pour maintenir les grands équilibres macroéconomiques.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation. D’une part, les dépenses publiques restent élevées, notamment en raison du financement des programmes sociaux, du soutien à certains produits de base, ainsi que de la masse salariale du secteur public. D’autre part, l’État poursuit ses investissements dans les infrastructures et les projets de développement, ce qui alourdit les charges à court terme, même si ces investissements sont essentiels pour stimuler la croissance à long terme.
En parallèle, les recettes de l’État enregistrent une amélioration relative, portée principalement par les revenus fiscaux tels que l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu et les droits de douane. Toutefois, cette progression n’a pas suffi à compenser la hausse des dépenses, ce qui a conduit à l’aggravation du déficit. Par ailleurs, des facteurs externes comme la volatilité des prix de l’énergie et les incertitudes économiques internationales continuent d’exercer une influence sur les équilibres budgétaires du pays.
Cette situation oblige les autorités à adopter une politique budgétaire prudente, fondée sur la rationalisation des dépenses et l’amélioration de l’efficacité du système fiscal, tout en maintenant les efforts en matière de protection sociale. Elle implique également le recours à des sources de financement supplémentaires, notamment l’endettement, ce qui peut entraîner une augmentation de la dette publique si le déficit se maintient à ce niveau.
Malgré ces contraintes, les perspectives restent modérément optimistes. Les autorités comptent sur une amélioration progressive des indicateurs économiques, soutenue par la reprise de secteurs clés comme le tourisme et certaines activités productives. Cette dynamique pourrait contribuer à augmenter les recettes et à réduire progressivement le déficit, dans l’objectif de préserver la stabilité financière et de renforcer la confiance des investisseurs.