Le déficit budgétaire du Maroc recule à 3,5 % du PIB en 2025 : un signal positif pour les finances publiques

Le Maroc a enregistré en 2025 une amélioration de sa situation budgétaire, avec un déficit public ramené à 3,5 % du produit intérieur brut (PIB). Cette évolution traduit une progression des recettes publiques et une amélioration de la trajectoire des finances de l’État, malgré la poursuite d’importants investissements publics.
La réduction du déficit intervient dans un contexte marqué par une forte mobilisation des recettes. Les performances fiscales ont notamment contribué à limiter l’écart entre les recettes et les dépenses publiques. Cette évolution s’inscrit dans les efforts engagés par les autorités marocaines pour renforcer les ressources de l’État, améliorer le recouvrement fiscal et poursuivre la réforme du système fiscal.
Les dépenses publiques sont toutefois restées importantes en 2025. Le Royaume a continué à consacrer des ressources considérables aux investissements dans les infrastructures, ainsi qu’au financement de plusieurs projets structurants. Les transferts destinés à certaines entreprises et établissements publics ont également pesé sur les dépenses.
Malgré ces pressions, le déficit de 3,5 % du PIB représente une amélioration par rapport aux années précédentes. Les perspectives restent également orientées vers une réduction progressive du déficit. Selon les projections disponibles, celui-ci pourrait atteindre environ 3,4 % du PIB en 2026, avant de poursuivre sa baisse en 2027.
Cette trajectoire devrait contribuer à renforcer progressivement la soutenabilité des finances publiques et à réduire le poids de la dette dans l’économie. La baisse du déficit constitue également un élément important pour préserver la confiance des investisseurs et maintenir des marges de manœuvre permettant à l’État de financer ses priorités économiques et sociales.
Cependant, plusieurs défis restent présents. La hausse éventuelle des prix de l’énergie et des matières premières, les besoins importants en investissements publics et les dépenses liées aux politiques sociales pourraient continuer à exercer une pression sur le budget de l’État. Le Maroc devra donc trouver un équilibre entre la maîtrise du déficit et la nécessité de maintenir les investissements nécessaires à la croissance.
Les prochaines années seront ainsi déterminantes pour les finances publiques marocaines. L’objectif sera de poursuivre la réduction du déficit tout en maintenant les investissements dans les infrastructures, la protection sociale, la santé, l’éducation et les secteurs susceptibles de soutenir la création d’emplois.
Avec un déficit ramené à 3,5 % du PIB en 2025, le Maroc confirme ainsi une tendance à l’amélioration de ses équilibres budgétaires. La poursuite de cette dynamique dépendra toutefois de la capacité des autorités à augmenter durablement les recettes, à maîtriser les dépenses et à maintenir une croissance suffisamment solide.